LE JOURNAL DE TIGROO LE CHAT
Quand ils jouaient , heureux ........
Mais ou est-il passé ? ....
Sont pas sérieux les garçons....
Elle aussi est au paradisdes chats......
Blog De Jean Le Francilien
et Tigroo le chat
Quand ils jouaient , heureux ........
Mais ou est-il passé ? ....
Sont pas sérieux les garçons....
Elle aussi est au paradisdes chats......
Vous avez remarqué ,sans doute , que j'utilise beaucoup ce personnage dans mes histoires . Mais je n'ai pas tout inventé .
Mélanie c'est la synthèse de filles que j'ai connu ou dont je sais l'histoire .
Le capitaine de Pontpetit a réellement existé je l'ai rencontré sur la plage de Stora en 1955 ou 56 . Elle sortait d'une cabine
....en bikini ! Elle est venue s'allonger sur le sable a coté de moi . Un corps superbe , harmonieusement musclée tout en restant pleine de grâce féminine .
Elle m'a regardé sans aucune gène et s'est mise a rire , elle avait sans doute une dizaine d'année de plus que moi et cela lui
donnait un aplomb visible . J'étais ébloui par sa beauté , des jambes fuselées aux attaches fines , des petits seins haut placés que le bikini mettait en valeur ......un rêve !
Elle a senti mon trouble et s'est tourné vers moi......
- para ?
- eu..... oui madame .....
- moi aussi ...... tu peux me tutoyer .....entre para !
- oui mais vous êtes sans doute gradée , les femmes dans les paras ont toutes des grades supérieurs ....
- ton prénom ....
- Jean .....
- moi c'est Mélanie......je suis capitaine ...Mais sur le sable je ne qu'une femme ......tu veux me passer l'huile de bronzage ......
( j'étais comme fou ....j'allais passer mes mains ....caresser presque ...ce beau corps de femme )
- oui mad...oui Mélanie.......
- tu as les mains douces , ta maîtresse doit apprécier dit-elle en riant !
Puis nous avons nagé ensemble , joué dans l'eau . Très remarqués car le bikini a cette époque n'était pas courant avec le
puritanisme local . A un moment elle a pris ma main et l'a posé sur son sein après l'avoir libéré du soutien-gorge ......
C'est elle qui m'a donné rendez vous le soir au restaurant le plus chic de la ville . Mais l'adjudant de service au Centre de
Saut n'a pas voulu me signé la permission adéquate !
A un de mes copains qui descendait en ville , je lui ai demandé de l'avertir......un quart d'heure après , une jeep faisait
crisser ses pneus sur le béton devant le bâtiment ....... Mélanie en descendait , mettait le juteux au garde-a-vous et me faisait mettre en tenue de combat comme elle .
Bien sûr j'ai obtempéré....... et c'est dans une villa sur la colline ne dehors de la ville que nous avons dîné et fait l'amour .
Retour triomphal le lendemain matin . Le restaurant n'était qu'un point de rendez-vous
Pendant trois jours j'ai eu droit a ce traitement de faveur sous prétexte d'une étude sur le moral des militaires en
Algérie . Puis le Capitaine de Pontpetit ( je ne vous donnerais pas son vrai nom)est parti vers une mission en Afrique noire . Je ne l'ai jamais revu mais au centre les gradés semblaient
avoir beaucoup de respect pour cette femme . On disait qu'elle était un as du Service action , une légende peut-être mais on disait aussi qu'elle avait sauté sur Dien Bien Phu et avait
rejoint a travers la jungle une position française , déguisé en paysanne vietnamienne .
Légende c'est pas certain , car le peu que j'ai passé près d'elle et ce qu'elle m'a raconté de son passé accréditent bien cette
soit disant légende .
Depuis j'ai rencontré d'autres soit disantes faibles femmes .... ne les croyez pas , elles sont fortes !
Hein Mélanie .....
Quand a Sophie , l'autre de mes personnage féminin......avec elle je n'ai pas eu d'aventure mais j'ai pu l'admirer car elle
aussi est intervenu dans ma vie militaire mais comme infirmière dans des conditions très difficiles . Il faudra un jour que je raconte l'histoire de ces femmes si dévouées , qui intervinrent sur
bien des théâtres d'opérations militaires . Certaines y ont laissé la vie .
Nous avions beaucoup de respect pour ces filles des services de santé , compagnes de combat !
Aujourd'hui le marais du trou d'enfer n'est plus , un ingénieur et une armée de cols blancs , a ne pas confondre avec
les canards cols verts beaucoup plus intelligents , se sont acharnés a détruire ce lieu extraordinaire , les cons ......... Ils l'avaient , pour le détruire , appelé le " Trou a merde " et le
maire de l'époque , un noble bilieux , fin de race , cul béni et bien a droite , avait décidé ......seul comme d'habitude , la mort de ce souvenir de mon enfance ......... Il parait même que lui
et sa suite de petits notables locaux étaient des écologistes . Mon cheval en a ri pendant des semaines de leur écologie polluante !
Je me souviens d'un jour d'été , j'avais quel âge , quatorze ans , quinze ans , je ne sais plus ,c'est si loin et si proche
pourtant .....
......... Ce matin le soleil est déjà chaud , les hirondelles sont déjà hautes dans le ciel et leurs arabesques m'enchantent .
Mon copain m'a quitté pour des vacances dans sa famille en Bretagne .
Comme tous les jours maman m'interdit d'aller au marais et surtout de ne pas approcher cette fille du marais que les vieilles
disent mariée avec le diable . C'est normal le marais s'appelle le trou d'enfer . Mais il y a longtemps que je ne crois plus a leurs histoires , a ces vieilles maquerelles . Je ne sais pas ce que
veut dire maquerelle mais le grand-père dans ses jour de colère les appellent ainsi . Lui il doit savoir .
L'entrée du marais , un petit chemin un peu spongieux par endroit , c'est normal , on marche presque sur l'eau . J'ai un peu
peur de m'enfoncer dans le sol quand je sens la souplesse de cette croûte marécageuse , mais la curiosité me fait continuer . La-bas , au dessus des roseaux un héron s'envole . Il est balourd au
sol mais une fois en l'air il file comme une flèche d'argent . Une belle flèche mais un peu lente . Ou vas tu bel oiseau ? Cou relevé , bec en avant , avec un battement lent de ses grandes ailes
, il disparaît a belle altitude .......
L'appel sonore des poules d'eau répond au croassement d'un grand corbeau noir qui ne semble pas tout a fait a son aise dans
cette univers d'eau stagnante . Au bord du chemin il y a un petit courant dans l'eau . C'est la source de la colline qui se dirige tranquillement vers la sortie forestière du marais . Quelques
poissons de petite taille la remonte ......attention au brochet de l'étang du milieu .
A travers la roselière j'aperçoit enfin la cabane qu'on dirait presque construite sur l'eau . C'est l'habitation du diable et
de sa fille . Ce diable là , au village , on l'appelle l'anguille . Il vit avec les produits de sa pèche qu'il vend aux auberges du coin . Sa fille ramasse tous les objets en métal , dans les
poubelles , pour les tordre , les souder , pour en faire des objets insolites qu'elle vend....cher .....aux gens de la ville . Il parait que c'est une artiste !
Personne n'ose approcher la cabane du diable . Mais aujourd'hui je n'ai pas peur . Je veux la revoir . L'autre jour je l'ai
aperçue , nue dans l'étang . Je suis resté longtemps a admirer ce corps de nymphe qui s'offrait au soleil . Sa jeunesse explosait sous les rayons chauds de l'astre du jour .
Elle est seule devant sa cabane . Un petit caraco cache mal ses seins sans contrainte . Sa grande chevelure de gitane descend
sur ses reins a peine couvert par une sorte de pagne . J'approche doucement mais elle a décelé mon approche .
Viens-dit elle-si tu n'as pas peur du diable !
Je ne répond pas , aucun son ne peut sortir de ma gorge , serrée par l'émotion devant tant de beauté . La beauté du diable .
Elle prend ma main me fait monter sur le ponton qui domine le marais et l'accès a l'étang . Je m'aperçois que la cabane semble confortable et construite sur une sorte d'îlot rocheux . Elle me
fait asseoir a coté d'elle sur le ponton , pose ma main sur sa cuisse nue .....Tu vois que je ne suis pas une créature du diable mais un fille en chair et en os et je suis même baptisée
précise-t-elle en me montrant la petite croix entre ses seins .
Puis elle se dénude entièrement......j'en tremble tellement elle est belle . Elle me dit d'en faire autant pour aller nous baigner dans
l'étang . Je la suis dans l'eau . Après avoir jouer dans dans cet univers liquide , nous nous séchons sur la petite pente gazonnée , toujours entièrement nus .
La tête a l'ombre je me suis endormi , ce sont ses longs cheveux noirs , qui se promènent sur mon visage et sur mon
corps , qui me réveillent . Mais il est tard et je dois repartir . Elle pose ses lèvres sur les miennes et dans un souffle elle me dit
-tu reviens demain , je t'apprendrai l'amour !
Je suis revenu tous les jours pendant ces longues vacances et j'ai vécu le retour a l'école comme un drame car elle me
manquait , sa peau de gitane , sa bouche , ses seins ........ nous n'avons jamais fait vraiment l'amour . Nous nous caressions longuement , nous nous donnions mutuellement du plaisir pour ne pas
risquer de la mettre enceinte . Nous avions convenu d'attendre un peu . Notre amour était fait de plein de douceur , de tendresse , deux enfants qui s'aimaient .
Puis un jour une nuage de fumée s'est élevé du Marais . Le diable dans un accès de folie avait tué sa fille et s'était
suicidé après ! Les deux corps furent retrouvé carbonisés . Maman n'a jamais compris ou trop bien compris pourquoi j'allais souvent lancer des fleurs dans la petite riviere du marais
.
Fille du Marais , c'est avec un coeur de gamin que je me souviens de toi .
Quel vent pourra avoir l'audace de relever sa jupe comme une corolle et laisser voir une petite culotte
croquignolette . Quelle femme osera dire que les hommes ne pensent qu' a ça ?
Déjà faudrait-il définir le "ça" !
Car ma belle , "ça" , ce peut-être ton corsage dont l'échancrure laisse voir un petit pigeon sur lit de dentelles de
Calais , ta jupe qui sous le vent coquin découvre le galbe parfait de tes cuisses ou tes petites fesses serrées dans un jean dont on se demande comment tu fais pour l'enlever
.
Pourquoi tout de suite penser que je suis capable de te brusquer contre une porte cochère .......ou de déchirer le
léger voile de soie qui protège ton origine du monde .
Toi tu sais que pervers je ne suis et qu'avant de nous enfoncer dans notre amoureuse finale , je suis a tes pieds ,
admiratif de cette magnifique amphore que ton corps dessine dans la nuit .
La femme est belle et désirable , c'est un fruit dont il faut admirer la perfection , le humer , le caresser avant de
le croquer dans une commune passion . Car le plaisir doit être communion , communion de deux êtres , liés par le désir . Il n'y a ni vainqueur ni vaincue .
Mais peut-être es-tu différente , différente de mes compagnes passées , différente de ma vision de l'amour ......tu
aime être prise ,assaillie ,brutalisée dominée par la force et non par l'amour ......alors fille de feu , passe ton chemin , je ne suis pas celui que tu cherche !
De la Provence a l'Algérie , en passant par la Lorraine ou la sage Normandie , je n'ai connu que des filles , audacieuses soit
,mais n'aimant que l'amour partagé !
L'amour n'est pas une mécanique , on ne "fait" pas l'amour ,on aime ........tout simplement
!
Quand je me réveille et que je vois la courbe de ton épaule , je sais que j'ai encore au moins un jour de bonheur
!
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