C'était l'année de mes seize ans .
....... Je suis depuis deux mois en stage dans une entreprise de peinture pour apprendre mon métier d'aide-métreur , après un passage rapide dans une école professionnelle .
Cette entreprise n'est pas très loin de chez moi par la route mais par le train je suis obligé de passer par Paris . Cela rallonge évidement le temps du transport journalier
.
C'est le casse-tête de la banlieue parisienne ces transports en commun en étoile depuis Paris et pratiquement rien en travers . < A
noter qu'en 2007 cette situation ne s'améliore pas très vite > Mais dans le train je retrouve mes copains .....et surtout , des filles . Alors le trajet ne semblait pas trop
long . A seize ans un corsage qui s'ouvre légèrement et laisse deviner le rose d'un soutiens-gorge augmente singulièrement mon rythme cardiaque .
La jeune femme qui m'accueille est une jolie brune avec un corsage un peu juste pour sa poitrine conquérante . C'est la fille du patron , un homme petit mais
puissant . Une tête de patricien romain qui ne sourit pas souvent . Mais je m'aperçois vite qu'il est sévère mais juste .
Avec Gisèle , sa fille, qui dirige la gestion de l'entreprise , c'est un bonheur de la regarder me donner mon travail de la journée . J'enrage de la qualité des
boutonnières qui ne veulent pas lâcher sous la pression de ces pamplemousses érotiques . Mais le mâtin et le soir avant de partir j'ai droit a deux gros bisous sonores . Et cela me mets très près
des merveilles de mes rêves nocturnes . Je dois avouer que je suis un peu timide avec les filles .
L'entreprise ayant ouvert un gros chantier dans une grande ville de l'Oise loin de chez moi et de l'entreprise , je dois m'y rendre et loger sur place dans un
des immeubles en cours de travaux . Prés du grand pont qui a été reconstruit de beaux immeubles en pierres de taille s'élèvent a nouveau .
La guerre n'est pas loin , il y a encore cinq ou six ans des bombes explosaient ici , détruisant le pont mais aussi les habitations et la gare . Parfois encore c'est la
panique . La sirène hurle , nous évacuons le périmètre de la gare , une bombe non explosé vient d'être découverte . Ce hurlement lugubre , il y a peu , nous précipitait dans les abris .
Aujourd'hui, il nous gène encore en nous rappelant ces heures affreuses .
C'est dans ces immeubles que je dois relever les surfaces peintes par l'entreprise. De ce travail dépend notre rémunération . Je dois passer dans toutes les
cages d'escalier , les parties communes et mêmes les appartement qui sont encore vides .Par contre une a une les boutiques ouvrent . Toute une population retrouve une activité . Ce sont les
paiements des " Dommages de guerre " qui le permettent , mais c'est lent et très compliqué .
Dans une de ces boutique je remarque une petite jeune fille que les peintres appellent " la petite rouquine" . En réalité elle a une chevelure magnifique d'un
blond vénitien éclatant . Je remarque aussi que malgres son jeune âge apparent elle a ce qu'on appelle pudiquement , des avantages . Bien sur je trouve toujours un prétexte pour roder
autour de ce magasin . et je la dévore des yeux .
Mon chef de chantier qui a vu le manège lui a parlé et ce soir il me dit " va elle t'attend " . Elle est là , dans la petite chambre ou
sa patronne la loge en annexe de la boutique . Je regarde pétrifié , son chandail gonflé par des seins deja épanouis que je n'ose pas toucher . Subitement c'est elle qui se plaque contre
moi , m'embrasse goulûment et mes mains avides touchent enfin sa poitrine généreuse .
Aujourd'hui cela fait deja huit jours que je vis en pensant sans cesse a mon rendez vous du soir ...........
< En réalité cette gamine n'en était plus une . Elle avait plus de vingt ans . Comme beaucoup de fille de la campagne
elle était naturelle , sans fard , sans ces minauderies des citadines de cette époque . Elle m'avait donné rendez vous a la fête de son village quand le chantier fut terminé , je n'y suis pas
allé , faute de moyen de transport . Prétexte sans doute car j'avais tout de même un vélo . Mais un papillon venait de naître , elle m'avait donné de l'assurance avec les filles et une liane
brune venait de traverser mon firmament . Et ce ne devait pas être la dernière !
Quand je suis retourné dans cette ville , pour quelques mesures a reprendre , je l'ai rencontré avec un beau jeune homme qui la serrait amoureusement . Cela a effacé mon
remords . >
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Publié dans : LE PASSÉ
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Lundi 23 juillet 2007
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