Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt
Bien sûr, comme tout le monde, j'avais été choqué et ému dimanche, en entendant à la radio qu'une jeune étudiante en journalisme avait été retrouvée en fin de matinée, agonisante, dans une rame du RER D en gare de Creil, après avoir été frappée
de nombreux coups de couteau. Et relativement soulagé d'apprendre, dès le lendemain, que son assassin, blessé au cours de l'agression,
avait été arrêté avant de passer aux aveux. Mais le pire, pour moi, restait à venir.
Le pire, je l'ai appris hier après-midi. Le pire, c'est que je connaissais cette jeune fille, que j'avais eu le temps de juger et d'apprécier
pendant les deux mois de stage qu'elle fit l'an dernier à Valeurs Actuelles, dont je dirigeais alors la rédaction. Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt, avait 23 ans, et faisait partie de ces
enfants qui semblent n'être nés que pour combler leurs parents de joie et de fierté. Aînée d'une fratrie de cinq garçons et filles, elle avait passé son bac à la Maison de la Légion d'Honneur de
Saint-Denis avant d'être reçue à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, puis d'intégrer à l'automne 2006 le Celsa, l'excellente école des sciences de l'information et de la communication
dépendant de la Sorbonne.
Durant son stage, elle avait frappé toute la rédaction par sa culture générale, sa maturité, son exigence vis-à-vis d'elle-même. Une exigence
qui lui venait probablement de sa foi : profondément croyante, Anne-Lorraine s'était fortement engagée dans le mouvement scout. Ce qui ne l'empêchait nullement d'être une jeune fille de son
temps, charmante, brillante et appréciée de tous.
Dimanche matin, ses parents l'attendaient sur le quai de la gare d'Orry-la-Ville pour aller en famille à la messe. Un délinquant sexuel
récidiviste d'origine turque, déjà condamné en 1996 à cinq ans de prison pour un viol commis sous la menace d'une arme sur la même ligne du RER, aura donc brisé leurs vies en même temps que celle
de leur fille. Mais Anne-Lorraine aura été courageuse jusqu'au bout : en se défendant, en empêchant son agresseur de parvenir à ses
fins, elle aura réussi à le blesser en retournant son arme contre lui, ce qui devait permettre son arrestation ultérieure. En
félicitant les enquêteurs de cette conclusion rapide, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a assuré les proches d'Anne-Lorraine de sa profonde compassion.
Quelques heures plus tard, à quelques kilomètres de là, les jeunes Moushin (15 ans) et Larami (16 ans), conduisant à grande vitesse et sans
casques une moto de cross non homologuée, se tuaient en percutant de plein fouet un véhicule de police en patrouille. Leur mort, on le sait, sert depuis deux jours de prétexte à l'embrasement de
plusieurs communes du Val-d'Oise, avec tirs de chevrotines, de grenaille et de balles contre les forces de l'ordre (plus de quatre-vingts policiers blessés) et incendies de commissariats,
d'écoles, de bibliothèques et de commerces.
Pour tenter d'apaiser les esprits, le chef de l'Etat pourrait recevoir ce mercredi les parents des deux jeunes morts de Villiers-le-Bel.
Serait-ce trop lui demander que d'avoir aussi un geste fort vis-à-vis de la famille et des proches d'Anne-Lorraine ? Par exemple en étant représenté à un haut niveau - voire en se rendant
lui-même, comme il sait le faire - aux obsèques de cette jeune fille exemplaire qui auront lieu samedi, à 14h, en la cathédrale de Senlis. Il serait juste, en effet, que les victimes innocentes
aient droit dans ce pays à plus d'égards que des délinquants responsables de leur propre malheur.
Gérard GACHET - Valeurs Actuelles
(grâce à l'abolition de la double peine décidée par Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'intérieur, les assassins et délinquants multirécidivistes étrangers peuvent
continuer à sévir dans notre beau pays des Droits de l'Homme et assouvir leurs bas instincts sans grands risques, contrairement à ce qu'ils encoureraient dans leurs douars d'origine. Bah, nos
braves humanistes vont bien trouver tous les prétextes pour défendre ce pauvre discriminé et le faire libérer rapidement, comme l'agresseur de Delanoë qui est reparti dans la nature depuis
plusieurs mois à l'occasion d'une permission de sortie. Et quand la Turquie aura rejoint la Communauré européenne, toutes sortes de détraqués parmi ses ressortissants (80 millions d'habitants)
pourront venir se payer la peau de Françaises un peu trop Gauloises ! A remarquer en effet que dans l'immensité des cas les femmes agressées sont toujours des "de souches" et non des nouvelles
citoyennes à peau bronzée ! Si ça n'est pas une sorte de racisme anti-blanc il faudra nous expliquer ! Au fait, avez-vous entendu que des dizaines de voitures ont été incendiées après le meurtre
de cette jeune fille trop française ?)
La déclaration de gérard GACHET m'a été adressé par un homme de bon sens que je respecte même s'il est d'un parti a l'opposé du mien . Le commentaire en bleu est de lui
.
Nous avons en commun l'amour de notre pays .
Merci Michel.
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