LE DEPART
Maman est bien nerveuse aujourd'hui , elle a remplit une grande valise de mes vêtements et
quelques uns pour elle . Nous prenons le train puis un taxi arrivés a la gare du Nord . Une foule énorme nous attend a la gare d'Austerlizt et nous sommes bloqués le long des grilles qui
ferment la grande cour des départs . Petit , j'ai l'impression d'étouffer et nous n'avançons pas . Des enfants crient, pleurent , hurlent , c'est angoissant . Heureusement ma mère ne perd pas
son sang froid et en ,peu de temps nous sommes dans un train qui part vers Bordeaux . Il fait chaud . Le train s'arrête quelque fois et nous entendons les sirènes dans une ou deux gares mais le
train ne s'arrête pas et le soir même nous sommes à Marmande .
La maison de la tante est dans une impasse qui donne directement sur les voies des halls marchandises de la SNCF .Nous sommes vite rassurés dans
cette maison qui sent bon le midi .Tonton Jean a l'air un peu sévère mais pour moi ce ne sera vite qu'une simple impression . La tante fait de la bonne cuisine et j'apprend vite a déguster . .
. les pêches au vin !
Mais la drôle de guerre s'éternise et maman veut remonter avec moi chez nous dans la région parisienne .
-< j'ai un trou de mémoire et ma tante me raconte , plus de cinquante ans après que j'ai fait une comédie pour ne pas
repartir et que maman a pris le train , sans moi, en pleurant . C'est me dit-elle mon oncle andré qui est venu me rechercher .>-
Dans le jardin de mon grand-père , rue Cateau à Survilliers , avant de partir à Marmande ,j'ai vu passer un avion ,appelé
Pou du ciel , tant il est laid et petit . Il est passé très bas et le pilote m'a fait un grand signe avant de disparaître derriere l'église . Pour moi ce pilote est un ami qui reviendra
peut-être me voir . J'aime rêver et je ne m'ennuie jamais , même si je suis fils unique et souvent seul . Mon oncle André m'a raconté que ce petit avion était construit souvent par des
ouvriers qui n'avaient pas les moyens d'avoir de vrais avions comme les gens riches . Comme nous ne sommes pas riches, moi aussi, quand je serais grand,je construirais mon rêve d'enfant
.
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Mardi 12 juin 2007
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Si la Garonne avait voulu . . .
Soleil en Garonne
J'étais un petit bonhomme pendant la seconde Guerre Mondiale et un jour ce fût l'affolement à la maison " Les allemands arrivent , les
allemands arrivent " la guerre avait pris une tournure désastreuse pour la France et les gens du nord fuyaient par tous les moyens vers le sud . On abandonnait tout pour fuir la
marée verte qui déferlait sur nos campagnes . Tous ceux qui avaient connus les exactions allemandes en 14/18 avaient la peur au ventre . Bizarrement dans notre village certaines personnes
n'ont pas fuis et beaucoup de maisons furent visitées en l'absence des propriétaires . Bien entendu je n'accuse pas mais pourquoi n'ont-ils pas fuient comme les autres , pourquoi n'avaient-ils
pas peur des allemands ?
Mes grands-parents prirent la route pour se mêler au flot des gens du nord , des belges et des départements des environs . A pieds le plus souvent, dans des
conditions épouvantables et mitraillés vers Gien dont le passage du pont fût dramatique . La rumeur veut que ce soient des avions italiens et non pas des allemands, auteurs de ces
mitraillages atroces sur des civils sans défense . Quand tout le monde baissait la tête mon grand-père, lui , l'a relever et il m'a certifié que c'était bien des italiens . Pour mes grand-parents
, je ne sais plus comment , ce fût l'Auvergne qui les accueillis . Apres ils n'ont plus dit du mal des auvergnats que certains appelaient " les auverpinces " . Heureusement que Brassens
leur a rendu hommage en chanson .
Mon père étant sous les drapeaux , quelque part dans l'est , maman décida bien vite de descendre à Marmande chez ma tante Mireille . Je vais essayer de vous
raconter ce passé au temps présent . En essayant de me souvenir de mes impressions d'enfant qui sont toujours très vivaces .
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Mardi 12 juin 2007
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LE PASSÉ A MORTEFONTAINE
Sur une petite route étroite qui
sillonne dans les prairies marécageuses du haras de Charlepont se trouve une petit pont qui enjambe une riviere , si petite , quand elle file le lond de la route qu'on la prendrait pour un
simple fossé .
Elle sort d'une grande piéce d'eau , sorte d'étang , au milieu duquel se trouve une ile , que les indigènes appellent , l'ile Molleton . Je ne sais pas d'ou lui vient ce nom .
J'ai pris cette photo du petit pont . Je ne sais pas non plus la raison de cette construction si jolie quand le soleil couchant vient la
caresser . J'en ai des photos en diapositives mais pas le materiel pour les traduires en "Jpeg " .
Dans le petit courant sortant de l'étang , a un endroit apres le pont , il y avait comme une piscine
naturelle ou les gens du coin venaient se baigner . Je me souviens que mon père me prenait sur son dos et nageait dans ce bassin . J'avais trois ou quatre ans la premiere fois . C'était
une période heureuse avant le garnd cataclysme qui allait se déclenché avec le début de la "drole de guerre " avant la vrai deuxieme guerre mondiale .
L'ile Moleton (ou molleton) c'est aussi
l'ile aux cerfs , endroit ou ils viennent se réfugier
en fin de chasse a courre . Le froid de l'eau les paralysent et le "picqueux" n'a plus qu'a abattre la bête sans défense a la carabine , depuis une barque . Sur terre , il la dague . Coutume
barbare , chasse de riches , a supprimer comme la corrida .
A Mortefontaine la fontaine ne coule
plus , mais je l'ai vu couler dans mes jeunes années . Souvenirs .
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