LE JOURNAL DE TIGROO LE CHAT
Quand ils jouaient , heureux ........
Mais ou est-il passé ? ....
Sont pas sérieux les garçons....
Elle aussi est au paradisdes chats......
Blog De Jean Le Francilien
et Tigroo le chat
Quand ils jouaient , heureux ........
Mais ou est-il passé ? ....
Sont pas sérieux les garçons....
Elle aussi est au paradisdes chats......
(Suite de l'histoire de mon ami Luc de Brienne)
Ayant rapidement jugé de l'importance du travail car le donjon me semble peu entretenu mais ce qui m'inquiète surtout ce sont les
communs , enterrés , de ce monstre . J'aimerai bien reprendre le tortillard demain matin car cette ligne a une particularité . Le matin , le train , venant du dépôt en haut de la ligne , descend
vers la ville et le soir il remonte . J'ai donc peu de temps avant de reprendre mon monstre fumant demain. Je suis effaré de l'importance de ces communs et de leur agencement quasiment militaire
.
Je réalise qu'il me faudra une bonne journée de plus dans ce château . Je le dis a Mademoiselle Élise de Labenne qui avec un sourire ravageur me réplique:
- hé bien , mon cher ami , vous passerez une nuit de plus avec moi , appelez moi Élise ......venez déguster un de mes cocktails avant le dîner .
Décontracté , sachant que je pourrai travailler toute la journée demain , je m'assied avec délice devant la cheminée du salon . Les soirées étant fraîches a cette époque de
l'année , surtout dans ces montagnes , on y a allumé un feu de bois qui crépite agréablement . Les flammes créent une fantasmagorie sur les murs blancs de la pièce et dans un nuage de soies
multicolores Élise apparaît . Ange ou démon , je ne saurait choisir , tant l'atmosphère me semble irréelle .
Dans son fauteuil , en face de moi , elle déplie ses longues jambes nues hors de sa robe d'hôtesse et laisse entrevoir des dentelles noires . La belle a décidément beaucoup
d'atouts pour piéger les hommes . Mais je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas a me laisser envelopper , même avec les vapeurs de l'alcool . Ma découverte dans le sous -sol , de
lourdes portes avec des serrures de coffre -fort dont mon guide , le chauffeur , n'a pas les clés , m'intrigue . J'ai toujours en mémoire cette usine ou l'on m'a caché des aggravations
derrière des portes dont personne n'avait les clefs .
Au dîner , une troisième personne se joint a nous . Un homme assez bourru , avec un physique déplaisant et un verbe qui ne l'est pas moins moins .
Élise , qui n'a pas réussit a me dévergonder , me le présente avec dédain .
- mon cousin , qui s'occupe du domaine et de l'intendance .
Nous parlons de tout et de rien mais la belle me regarde avec un air hargneux . Il ne doit pas faire bon lui résister . Profitant de la présence des deux , je les
interroges sur l'utilisation des fameuses pièces .
-monsieur vous n'avez pas a voir ces locaux dit le cousin , presque violemment !
-désolé cher monsieur , si je ne peux connaître l'utilisation de ces pièces , ma mission est terminée .
Il plonge ne nez dans son assiette , sans répondre . C'est Élise qui qui bafouille , toute rouge - nous n'avons pas les clefs , c'est mon père qui les détiens à Paris .
- Élise , le coup de l'absence de clefs , on me l'a déjà fait ! Ou vous trouvez les doubles , ou je reprend le train demain matin .
Après un entretien téléphonique avec son père , elle me demande de continuer ma mission , j'aurai le double des clefs demain , a midi au plus tard . La fin du repas est plus agréable . Le vin du
château est excellent mais un peu fort . Après mon coup de gueule je me sens glisser dans une douce euphorie .
Nous passons au salon ou nous sommes seuls avec Elise . J'ai beau résister mais la chaleur de la cheminée et les alcools font que le la laisse s'allonger sur le sol , la tête sur ma
cuisse . Et comme disait ma grand-mère " chauffe un marron , tu le fait péter " elle entreprend, cette belle plante , a m'envelopper d'une chaleur sensuelle .
La robe d'hôtesse se retrouve vite transformée en un tas de chiffon sur un coin du tapis . Si l'alcool excite les femmes , pour nous pauvres hommes , c'est parfois
l'antichambre de la Bérésina . Alors je veux bien , mais travaille ma fille . C'est un volcan , le Vésuve et le Stromboli réunis , qui s'occupent de mon anatomie . Je la laisse faire .......mais
que c'est bon . J'aurais du boire moins d'alcool !
Je me retrouve dans un grand lit , ne sachant même plus comment j'y suis arrivé . Élise est couchée en travers , nue , et apparemment s'est endormie .
Vers deux heure du matin , j'entend des bruits feutrés dans la cour , des hommes par la rampe d'accès du sous-sol , chargent des caisses dans une sorte de camion militaire tout
terrain . Une idée me traverse l'esprit . Ils déménagent les fameuses pièces fermées avec les clefs introuvables .
Repoussant la belle , non sans avoir embrassé goulûment un de ses seins , je me niche ........haaaaa ......et m'endort .
Au réveil , elle est devant le lit , toujours nue , avec un plateau , café fumant et croissants chauds . Alors beau gosse me dit-elle en faisant passer alternativement la
pointe de ses seins sur ma bouche . Ce qui a pour effet de provoquer l'érection du siècle et l'assaut de la belle .
Le café est toujours chaud , nous n'avons pas du nous amuser en chemin . Je me dis qu'après les croissants il faudra reprendre cela plus calmement . Mais le devoir m'appelle et
sachant que nous avons encore une nuit pour nous je m'habille en contemplant la source du monde . Ce n'est pas un regard de peintre mais je me dit que Courbet avait peut-être le même en peignant
sa toile . Qui sait ?
Je n'ai pas rêvé cette nuit . Les traces dans la cour sont celles d'un V.A.B ou d'un engin similaire . Qui peut avoir un tel engin en pleine montagne . L'armée , c'est
vraisemblable . Que cache-on dans ce château perdu ?
A suivre.....si vous le voulez bien .
Le V.A.B est un vehicule blindée sur d'énormes roues .
Le petit tortillard , dernier du
genre a fonctionner encore , desservant beaucoup plus de fermes isolées que de villages , crachants ses fumées nauséabondes devant des vaches amorphes , me dépose sur le quai de la gare du
Mont Saint Esprit .
Il n'y a même plus de chef de gare. Chef de quoi puisque qu'il n'y a plus qu'un seul train , ce tortillard . Et le mécanicien sait parfaitement se conduire tout seul. Parfois
même il attend un vieux copain qui halète en grimpant la rampe qui mène a la halte .
Le seul chef de gare de la "ligne" , qui empeste le pastis et l'aïoli m'a bien prévenu en prenant mon billet , il n'y a plus de nom sur la gare mais quand vous verrez le vieux
wagon sans roue , peint en bleu , vous descendez , c'est là.
A Paris , Monsieur le Comte Gérald de LA BENNE du SAINT ESPRIT m'a prévenu , ne prenez surtout pas votre voiture ,les trente derniers kilomètres pour atteindre le château sont beaucoup trop
dangereux . J'ai pas envie de vous retrouver dans un ravin......ça promet !
Effectivement la ligne surplombe un torrent . De ponts en viaducs , de tunnels en vallées , nous montons vers le ciel ....ou l'enfer ! Je n'ai pas vu un seul bout de route ,
juste quelques rampes menant aux haltes , qui semblent venir de nul part !
Stressant , je ne sais pas dire , un peu angoissant tout de même . D'autant plus que je suis dans un vieux wagons avec seulement deux voyageurs a mine patibulaire . Ils parlent
une sorte de patois .... a voix basses . Je suis soulagé de les voir descendre le long d'une espéce de ruine qui a pu être un entrepôt .....il y a longtemps . On dirait des contrebandiers , il y
a du en avoir beaucoup dans cette région perdue .
Ce ne sont pas seulement des vaches qui regardent passer le train mais plus souvent des biques sur des petites plates-formes herbeuses au niveau de la voie .
Les quelques vaches rencontrées sont assez particulières , efflanquées ,des pis moitiés de ceux de nos bonnes laitières normande , que dis-je moitié ,en réalité a peine le quart . Doit être
cher le litre de lait par ici.
Après un dernier tunnel , j'aperçois le wagon bleu ou le mécanicien arrête le train dans un grincement de frein épouvantable . Contrairement aux autres gares de la ligne
, celle du Mont Saint Esprit donne sur une sorte de placette au milieu laquelle une vieille pièce de DCA finit de rouiller . Trop haut pour les ferrailleurs ou les musées de la
dernière guerre .
Une vieille limousine , aux chromes étincelants , avec des pneumatiques au flancs blancs superbes , attend . Un chauffeur en uniforme bleu foncé se dirige vers moi .
- bonjour monsieur , vous êtes le monsieur de Paris que Monsieur m'a demandé de venir chercher et conduire au château ?
- oui, bonjour , je suis bien content de vous voir , c'est lugubre par ici ......
- monsieur n'a pas tort mais on s'y fait ....
Après une savant virage sur cette place étroite , la Rolls débouche sur une route étroite qui semble vouloir escalader la montagne pour rejoindre .....quoi au fait ........
l'enfer ou le paradis ?
J'aperçois quelques masures accrochées sur les pentes , Mont Saint Esprit sans doute , quelques chiens ressemblant a des loups accompagnent la limousine qui monte lentement
vers le château .
- les chiens de Mademoiselle me précise le chauffeur avec un sourire rassurant . Ils ne sont pas méchants mais joueurs . Ils adorent nous suivre dans nos promenades hors du château .
A peine rassuré tout de même , j'observe ces bêtes magnifiques , c'est vrai qu'ils ressemblent a des loups......mais en plus gras ! Allons , ne pas se faire des idées sur les
moeurs de mademoiselle de Labenne pour le choix de ses chiens .
Les hautes murailles austères apparaissent brutalement après un dernier virage très compliqué que le chauffeur négocie avec peine . Pourtant il doit le connaître par coeur .
Pour quoi monsieur le Comte n'a-t-il pas choisit pour cet environnement une voiture plus petite ?
Murailles épaisses mais après le pont levis ......... Surprise !
Une magnifique pelouse s'étend depuis le bas du donjon et le long des murailles qui ont été dépouillées de tout ces bâtiments annexes communs , c'est le mot juste . Quelle
différence avec l'aspect extérieur , je croyais rentrer dans l'antre du diable ,je suis au Paradis .
C'est d'ailleurs le mot inscrit sur cette bâtisse au ras du sol , toute blanche aux volets bleus . Des paons poussent des cris en se sauvant devant les chiens qui jouent de
leur frayeur , sans aucun doute coutumière . Les tuiles occitanes , vernissées en vert pale , ajoutent a l'enchantement du lieu . Des touffes de bambous de jardins , graciles tiges , bougent au
moindre zéphyr .
La limousine a disparu dans une descente de garage souterrain .
Un "hello" sonore me fait faire demi-tour pour voir sortir du porche une jeune femme brune . Je suis sans voix tant elle est belle . Elle vient vers moi a grands pas , souples
et athlétiques a la fois . Ses longs cheveux bruns lui font ressembler a une gitane . Teint bronzé , lèvres pulpeuses , une belle plante !
Après les banalités habituelles je lui explique les point particulier du château, qu'ils me faudra vérifier . Tout en devisant elle m'entraîne vers un patio au centre de
la grande maison . En s'asseyant sa jupe courte remonte sur ses cuisses ce qui me troublent . Elle me regarde avec un air narquois car elle s'est rendu compte de mon admiration ....gourmande
.
La félicitant de la décoration de cette maison elle me répond en se penchant vers moi ....
-mais vous n'avez pas tout vu ......
Mais si , mais si , car ayant largement échancré son corsage je peux admirer les autres appâts de la belle . La conversation s'engage sur un ton badin qui ne m'est jamais désagréable . Un
véritable ping-pong verbal , avec une jolie femme , j'adore .
- vous savez que je dois vérifier tous les dessous du château......
Alors là , elle part d'un grand éclat de rire et me traite malicieusement de voyou . Mais je ne demande que cela , être son grand voyou . Seulement j'ai un travail
sérieux a effectuer et ces premiers contacts me font penser a Mademoiselle de la Trémouille , aventure déja racontée , de mon ami Jean .,
A suivre.....si vous le voulez bien .
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