LE JOURNAL DE TIGROO LE CHAT
PAIX SUR LA FRANCE , RETROUVONS LE CALME......
VENEZ SOUS MON ARBRE......AVEC MES CHATS
PAIX SUR LA FRANCE , RETROUVONS LE CALME......
VENEZ SOUS MON ARBRE......AVEC MES CHATS
Quel vent pourra avoir l'audace de relever sa jupe comme une corolle et laisser voir une petite culotte
croquignolette . Quelle femme osera dire que les hommes ne pensent qu' a ça ?
Déjà faudrait-il définir le "ça" !
Car ma belle , "ça" , ce peut-être ton corsage dont l'échancrure laisse voir un petit pigeon sur lit de dentelles de
Calais , ta jupe qui sous le vent coquin découvre le galbe parfait de tes cuisses ou tes petites fesses serrées dans un jean dont on se demande comment tu fais pour l'enlever
.
Pourquoi tout de suite penser que je suis capable de te brusquer contre une porte cochère .......ou de déchirer le
léger voile de soie qui protège ton origine du monde .
Toi tu sais que pervers je ne suis et qu'avant de nous enfoncer dans notre amoureuse finale , je suis a tes pieds ,
admiratif de cette magnifique amphore que ton corps dessine dans la nuit .
La femme est belle et désirable , c'est un fruit dont il faut admirer la perfection , le humer , le caresser avant de
le croquer dans une commune passion . Car le plaisir doit être communion , communion de deux êtres , liés par le désir . Il n'y a ni vainqueur ni vaincue .
Mais peut-être es-tu différente , différente de mes compagnes passées , différente de ma vision de l'amour ......tu
aime être prise ,assaillie ,brutalisée dominée par la force et non par l'amour ......alors fille de feu , passe ton chemin , je ne suis pas celui que tu cherche !
De la Provence a l'Algérie , en passant par la Lorraine ou la sage Normandie , je n'ai connu que des filles , audacieuses soit
,mais n'aimant que l'amour partagé !
L'amour n'est pas une mécanique , on ne "fait" pas l'amour ,on aime ........tout simplement
!
Quand je me réveille et que je vois la courbe de ton épaule , je sais que j'ai encore au moins un jour de bonheur
!
Par celle belle journée de printemps , les hirondelles dans un ballet aérien , tournent la haut dans le ciel de Paris
. Sur la seine , une péniche lourdement chargée , débouche du Pont Marie sous le regard toujours curieux de Jimmy le para , qui , parfois , envie la vie des mariniers .
Mais ce matin ses réflexions sont un peu amères ........
...... Pourquoi mon patron , Gérard m'a collé dans les bras la Sophie de la Roche ?
Avec Mélanie c'est un cocktail explosif qu'il me va falloir géré .... ces deux filles qui se complètent et
s'apprécient pour leurs qualités guerrières , sont jalouses comme des tigresses dès qu'elles sentent un mâle a leur portée . Et j'ai l'impression que je suis un morceau de choix qu'elles
convoitent toutes les deux .
Elles arrivent toutes les deux d'un service dit secret attaché au 2 eme Bureau de l'Armée . L'une , Mélanie y était
capitaine , l'autre lieutenant .........
Jimmy remarque une jolie fille qui étend du linge sur la péniche qui passe devant lui , sa jupe légère remonte le
long de ses cuisses sous le vent du fleuve et laisse apercevoir , sous une bourrasque plus forte , une petite culotte blanche . Elle rit en lui faisant signe . Elle ne risque rien , ils ne se
rencontrerons jamais .....pensent-ils tous les deux.
Et Jimmy repart dans ses réflexions.
......Sophie est-elle blonde , brune ou auburn.....pour le moment elle est châtain clair avec des yeux noisettes qui virent au noir
quand elle est en colère , le fameux regard qui tue !
Pratiquement de la même taille que Mélanie , un peu moins d'un mètre soixante dix , un belle plante , avec une fine
musculature de fauve qui ne se dessine que dans l'effort ou l'amour .
Des cuisses superbes qui , avec la mini-jupe qu'elle porte maintenant pour imiter Mélanie , font retourner tous les
hommes dans la rue et ailleurs . Avec Mélanie elles te mettraient le feu a un séminaire et même peut-être au Vatican .
Elle descend d'un petit nobliau de province et d'une mère descendante d'un famille de russes blancs dont un des
membres était colonel cosaque .
Elle aime l'amour ....et certains jaloux disent qu'elle est peu goudou .
Mais c'est un tigre au combat ou elle utilise des "trucs" japonais , mortels a vingt mètres . Mais son arme préférée
est une fine dague qui ne loupe jamais sa cible .
Cette fille me fait un peu peur .........
A ce moment de ses réflexions , il aperçoit Ninette qui vient le retrouver , alors devant cette femme qu'il aime par
dessus tout , sa femme , il oublie ses dangereuses pucelles pour serrer dans ses bras un petit corps frémissant .
La fille de la bastille , de la bastoche lui fait oublier toutes les femmes du monde .
Elle est "la femme" , elle les représente toute . Il se rappelle le matin ou sa main a touché la sienne sur le
zinc du bistro de la place de la Bastille dont le Génie , en haut de la colonne de Juillet , protège leur amour .
La Bastoche c'est sa liberté .....
Pour comprendre ce texte il vaut mieux avoir lu certaines aventures de Jimmy le para . En particulier "Les séminaristes et la petite
culotte de Mélanie , sur le causse du diable ".......
1952 , la guerre était encore toute proche et c'est a peine si la vie était redevenue normale . Mais la crémière
vendait a nouveau du bon beurre de Normandie . Les anglais étaient encore rationnés mais chez nous ,dans notre France , redevenue belle , l'activité reprenait .
Pas de chômage , tu quittais un patron , celui du trottoir d'en face t'embauchait immédiatement . Le social avait
pris le dessus sur les mesquineries bourgeoises . Que la France était belle mais déjà l'esprit du libéralisme capitaliste pointait son sale museau .
On sentait déjà qu'il allait falloir se battre contre un patronat qui reprenait ses aises et ses mauvaises habitudes
du passé vichyste .
La Gestapo n'était plus là mais les nervis du patronat allaient sévir contre les ouvriers .
Mais en ce mois Juillet je ne pensais pas a l'avenir mais a cette belle languedocienne qui venait d'arriver dans un
village voisin .
Elle avait la fraîcheur et la beauté de ses seize ans . Belle mais farouche , mince , une véritable liane . Des
jambes superbes , bronzées , pieds nus dans des espadrilles.
Mes copains avaient bien essayé de la séduire car elle faisait bien plus de seize . Son père ,ingénieur , avait loué
une grande maison blanche dans la rue de l'église . Sa mère a la grande chevelure brune ressemblait a une gitane . Il est vrai que dans la région de Carcassonne dont ils nous arrivaient cela
n'avait rien d'extraordinaire . Le sang maure courre encore dans les veines de ces beautés , filles du soleil .
Elle ressemblait a sa mère . Ce jour là , elle était dans l'embrasure de la porte du jardin d'une amie . Elle
tournait le dos a la rue mais s'est retournée en me sentant arriver derrière elle . Elle a esquissé un sourire puis a regardé a nouveau vers le jardin .
Sa robe d'été , demie longue semblait mouler son corps . Sans réfléchir j'ai posé ma main sur sa hanche , elle n'a
rien dit mais j'ai senti comme un frémissement . Je me suis rapprocher et passant mon bras autour de sa taille je l'ai sérré contre moi .
Ses petites fesses , dures , n'ont pas cherché a se dérober a la pression animale de tout mon être . Nous sommes
restés longtemps ainsi puis ma main a pénétré sous sa robe pour constater qu'elle était totalement nue .
Elle s'est retournée et sa bouche , gourmande est venue jouer avec mes lèvres et sa langue coquine les a léchées
comme un petit chat sa jatte de lait .
Elle a pris ma main et m'a entraîné dans la petite resserre ou nous pouvions nous cacher . J'ai lentement déboutonner
sa robe faisant apparaître des seins superbes , petits mais fermes aux pointes déjà durcies par le désir .
Elle est devenue femme dans mes bras et ce fût le début d'en belle aventure qui s'est terminée un an après avec mon
départ pour l'Algérie au 1er RCP . Nous avions correspondu pendant une certain temps mais devant la dramatisation des événements en Algérie , nous avons convenus qu'il fallait attendre et je lui
ai demandé de vivre normalement et de ne pas gâcher sa jeunesse en attendant un garçon qui pouvait perdre la vie brutalement .
Je ne l'ai jamais revue , son père ayant été muté en Lorraine .
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